Comme le montre l’extrait que j’ai choisi, le bouquin ne respire pas la joie de vivre ou le bonheur. Je ne dirais pas que j’ai retenu le moment le plus joyeux, mais il représente assez bien l’ensemble de l’œuvre.
Ainsi, le style est très propre, très régulier. Tellement même qu’il n’y a jamais de pointe, d’emballement, d’emportement. Tout est constant, sous contrôle, presque froid.
Le scénario est très réfléchi, construit. J’ai senti tout le travail d’élaboration qu’il a pu y avoir pour arriver à ce niveau. Pour reprendre la 4 de couv’ : une jeune fille a disparu à l’âge de 7 ans ; 10 ans plus tard, elle réapparaît pour la plus grande joie de ses parents.
Sauf que le résumé du livre nous a déjà indiqué qu’une seconde jeune femme va revendiquer l’identité de la fillette. Du coup, on passe les 150 premières pages à attendre cette deuxième réapparition. Ensuite, le scénario accélère. Sans spoiler, un second rebondissement étourdit le lecteur : est arrivé un moment où je ne comprenais plus qui est qui. Enfin survient un nouveau retournement dans l’histoire. Un épilogue dont la seule conclusion est : j’ai rien compris…
En synthèse, j’ai lu un roman parfaitement écrit, avec une intrigue parfaitement menée et des personnages parfaitement décrits. L’ensemble m’a laissé parfaitement indifférent.
